Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 08:57
La politique d'aujourd'hui se modernise et il était temps! On ne peux pas aujourd'hui faire de la politique comme François Mitterrand ou Jacques Chirac. Et la classe politique française commence à comprendre cela. Mais modernité malheureusement rime avec célébrité, et si la rime est riche, cette médiatisation appauvrit elle, la politique. Les exemples ne manquent pas: constant procès d'incompétence fait à Ségolène Royale, salissant ainsi toute la politique française qui se confond dans des jeux stratégiques qui n'ont rien à voir avec les programmes électoraux. Mise en valeur du couple présidentiel qui n'a rien d'essentiel dans la politique nationnale...
Les "personnalités" politiques et les acteurs se retrouvent sur les même pages des torchons et autres feuilles de choux. Ce qui est déjà indigne pour un artiste qui se respecte et qui ne se prend pas pour une star l'est encore plus pour un homme politique qui est là pour ses idées et non pas pour sa personne.
Personnellement cela m'intéresse plus de savoir ce que Nicolas Sarkozy fait comme réformes pour les universités que de le voir en maillot de bain sur papier glacé.
Les premiers responsables sont les médias et les hommes et femmes politiques sont souvent victimes. Mais tout de même, je ne peux pas m'empêcher de remarquer que depuis les élections, Monsieur Sarkozy fait la une de tous les journaux, qu'il veut être partout, pouvant facilement mettre à l'écart le Premier Ministre que l'on ne voit jamais, mettant son jeune fils en avant dans des élections alors qu'il a bien trop de choses à apprendre encore vu son âge pour pouvoir avoir du pouvoir justement.
Monsieur Sarkozy devient "people", avec tout le vulgaire et l'indignité que ce titre suppose! Ses idées passent derrière lui, se perdant, et les français essaient de voir au sol les cailloux qui s'embrouillent, perdent leur sens.
Le président de la république française est forcément au centre du pays, mais ses idées et ses démarches doivent l'encadrer. Il doit être le porte-parole de ses idées et sa personne pure doit pouvoir se faire oublier.
J'espère que cette surmédiatisation des personnes laissera place à la médiatisation constante des idées pour que les français s'y retrouvent enfin...
Bien à vous,
Antoine de Saulieu
Par Antoine de Saulieu
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 08:27
La gauche, la droite, les gauches, les droites, les centres gauche, les centres droite, les partis se multiplient comme des champignons et les français se perdent, ne sachant plus pour qui voter et se désintéressant au final...
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale partagent un mérite: celui d'être des personnes actives et plus jeunes, s'engageant dans le pays et voulant changer les choses, trouver d'autres solutions, d'autres façons de faire.
Ils ont vu l'un et l'autre qu'il fallait révolutionner. Nicolas Sarkozy a été soutenu par un parti qui veut se moderniser, la gauche elle, n'est pas prête.
Ce que je retire moi, électeur, citoyen, c'est l'illégitimité aujourd'hui, dans cette politique moderne qui s'engage, du clivage gauche/droite et je ne suis pas sûr que la classe politique en soit consciente.
Certes, Nicolas Sarkozy a imposé l'ouverture, choix courageux et judicieux, dans la théorie... pour ce qui est de la pratique, j'ai du mal à saisir cette ouverture devant un Bernard Kouchner qui se laisse totalement diriger comme s'il avait pris en même temps que le titre de ministre une carte à l'UMP.
L'ouverture n'est donc qu'un miroir aux alouettes puisqu'elle ne se ressend pas dans le travail du gouvernement.
C'est peut être un peu idéaliste d'espérer la chute des clivages mais je ne demande pas à réunir M. Le Pen et Mme Laguiller non plus! Seulement, le président est celui de tous les français, un gouvernement est celui de tous les français, pas seulement des partisans. 
Nicolas Sarkozy a dit lors de la campagne qu'il s'intéressait aux électeurs de Jean-Marie Le Pen, ce qui lui a vallu des attaques et des voix à la fois, je ne chercherai pas ici à critiquer ou à applaudir. Néanmoins, c'est un geste important et un président doit être conscient qu'il représente celui qui a voté pour lui, mais aussi celui qui a voté pour Monsieur Besancenot ou Madame Royale. A l'heure actuelle, je n'ai pas l'impression que Nicolas Sarkozy ait cette conscience là. Je ne me sens pas concerné par sa ligne électorale et c'est dommage. Bien sûr, un président ne peut pas réunir tous les français, c'est impossible, mais dans le cas présent, beaucoup se sentent exclus et Nicolas Sarkozy semble loin des français.
Il n'est président que depuis un an donc tout reste à faire et les espoirs sont permis, mais en un an il a aussi réussi à s'éloigner des français. Pour ma part, le verre à moitié vide n'est pas prêt de se remplir.
Bien à vous,
Antoine de Saulieu
Par Antoine de Saulieu
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 22:55
Ces dernières élections présidentielles ont été pour moi un réel cheminement. Du désintérêt total à l'engagement. En effet, je n'étais pas prêt quelques mois avant les élections à m'intéresser à la vie politique de mon pays. J'allais voter avec plaisir mais je m'arrêtais là. Je regardais de loin un Nicolas Sarkozy que je connaissais peu, une Ségolène Royale que je ne connaissais pas du tout... Puis, j'ai commencé à m'intéresser aux idées de Nicolas Sarkozy, un homme jeune, d'action qui pouvait révolutionner le pays. Seulement, lors d'un meeting de Jean-Marie Le Pen, auquel je suis allé pour pouvoir critiquer ses idées en connaissance de cause, la seule figure qui me soit apparue pour combattre cela fut celle de Ségolène Royale. J'ai donc eu un penchant pour cette femme d'audace qui voulait également révolutionner le pays. J'ai tout de même étudié à fond tous les programmes présidentiels avant de mettre mon bulletin dans l'urne.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est président de la France, mais j'ai l'étrange sensation qu'il n'est pas le président des français. Je ne ferai pas d'analyse politique, je ne suis pas qualifié, je parlerai seulement du point de vue du jeune citoyen que je suis. Les français ne comprennent pas la démarche politique du président et cela est un problème. Malheureusement, le président ne semble pas s'en soucier. Il a un programme qu'il compte mener à bien, et cela serait honorable dans un monde parfait, mais ne faut-il pas s'adapter aux besoins des français?  Dernièrement j'ai appris que la prime pour l'emploi serait dorénavant prise aux travailleurs pour combler les dettes de la sécurité sociale. Est-ce là la bonne solution? Prendre de l'argent à ceux qui travaillent pour le donner à ceux qui cherchent un emploi. Opposer ainsi les français alors qu'il faudrait les réunir... Je ne comprends pas.
Bien sûr, Monsieur Sarkozy est le président d'une France qui va mal depuis plusieurs années. Il est le président d'une France que ni la gauche ni la droite jusqu'à présent n'ont su remettre à flot. Alors en effet, il doit frapper fort, être radical, mais cela impose-t-il de mettre les français les uns contre les autres?
Je ne pose que des questions parce que je veux comprendre. Je ne tomberai pas dans la démagogie en attaquant le pouvoir en place. Je ne sais pas si Ségolène Royale aurait été une meilleure présidente, personne ne le sait, néanmoins son parti n'était pas avec elle et ce parti de gauche que les français ne comprennent pas d'avantage doit se restructurer pour être efficace.
Je ne demande qu'à croire en Nicolas Sarkozy, sans penser qu'il est un surhomme. Ce serait absurde de lui demander du jour au lendemain de combler le trou de la sécurité sociale ou de faire grimper le pouvoir d'achat par un claquement de doigts. Seulement, j'attends qu'en cinq ans, il pousse la France vers cette voie en prenant en compte les français et que dans cinq ans, son successeur puisse continuer progressivement à remettre la France à flots. Et je n'ai pas l'impression qu'il aille dans cette direction ni qu'il écoute les français.
Je regrette par exemple qu'il ne se pose pas de questions au sujet de l'euthanasie, et ce malgré les lettres qu'il a reçu de patients demandant le droit de mourir. Je regrette aussi cette médiatisation excessive et la monté d'une politique-spectacle.
J'ai du mal à être fier de la france parce que j'ai du mal à la comprendre...
Bien à vous,
Antoine de Saulieu

Par Antoine de Saulieu
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 22:44
France, pays où je suis né, pays à l'Histoire riche et mouvementée... aujourd'hui, jeune citoyen de France, j'ai du mal à te comprendre. Dans ce blog, je donnerai mes impressions sur un pays dont je m'éloigne un peu, mais que j'aime toujours, et que je souhaite comprendre à nouveau...
Par Antoine de Saulieu
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